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"Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ]

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Reita, Kuroi

Reita

Humeur : Rrrrrrrrrh !

"Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] _
MessageSujet: "Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] "Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] Icon_minitimeLun 12 Juil - 23:48

    Reita grogna. A côté de lui, Armaggedon, l'un de ses crocottes, repris en canon.

    - Faites le tour !

    Les bruits de talon aiguille se dirigèrent vers la seconde porte de sa chambre. Reita posa son violon dans son étuit, qu'il posa par terre à l'aveuglette. Cette partie de sa chambre était totalement fermée à la lumière. C'était sa chambre noire. Il ne jouait de son instrument qu'ici, et en dehors de lui et des deux chiens-loups, personnes n'entrait. Donc c'était un peu le bordel. Bref. Reita sortit de là et cligna de l'oeil pour s'habituer à la lumière. La seconde partie de sa chambe était l'opposée de la troisième où il se trouvait jusque là : c'était la partie "jour". Pas de volet ni rideau, juste l'énnorme fenêtre et tout ce qu'il fallait pour bosser, s'amuser et se détendre. Oui, la pièce était immense, comme les deux autres. Chacune d'elle faisait la taille d'une grande chambre. Très grande chambre. Bref. Une fois acoutumé à la lumière, Reita se dirigea vers la porte, Armaggedon sur ses talons. Il ouvrit la porte avec un air exédé fiché au visage. Sa mère. Elle ressemblait autant à une japonaise que lui n'y ressemblait pas. Belle, l'air jeune, elle était franchement dans les petits papiers de dame Nature. Mais pour l'instant, son expression de pure colère ne laissait pas aprécier sa beauté. Reita pinça les lèvres, sentait déjà la voix se sa mère l'écraser.

    - Oui... ?

    Sa mère avait les bras croisés et tappait du pied sur le parquet ciré. C'était assez bruyant, et plutôt agaçant.

    - Peut-on savoir ce qui s'est déroulé dans les jardins ?

    Oh merde... Comme s'il comprenait, Armaggedon leva le nez vers son maître. Reita pouvait encore sauver sa peau en jouant la carte de celui qui ne se rend pas compte.

    - Je l'ignore, la dernière fois que j'y étais, je jouais avec les chiens...

    - C'était donc bien vous ! Mais comment avez-vous put sacager autant en n'étant si peu ?! Savez-vous ce que vous avez fait, Reita ?! Songez-vous à...

    Reita décrocha. Alerté par le bruit, le deuxième crocotte, Apocalypse, venait de faire son apparition. Il était... comment dire... un peu plus limité qu'Armaggedon, aussi, quand il vit son maître en "danger de mort", il chargea sa mère en aboyant. Heureusement que la presque victime l'esquiva avec une adresse impressionante quand on prenait en compte ses talons aiguilles. Le visage qu'elle retourna à Reita ensuite fut des plus effrayants.

    - Ah...! Mais... Ces chers animaux on de l'énergie à revendre, n'est-ce pas ?!

    - Eh bien...

    - Ils ont indéniablement besoin de se défouler ! Si vous les sortiez... MAINTENANT !

    Reita ne demanda pas son reste et décendit les marches de l'escalier quatre à quatre, attrapa deux colliers à clouts et... stoppa net devant la porte d'entrée. Dehors, il pleuvait des cordes. Mais déjà il entendait la voix de sa mère...

    - Eh bien, Reita ? Attendez-vous le déluge ?

    Il comprenait mieux, à présent... Il se retourna vers sa mère, l'air suppliant, mais elle l'assacinait des yeux. Il ne lui restait qu'une possibilité : sortir.

    Aaaaaah !! La pluie ! Il avait courut en sortant de chez lui, mais ça c'était avéré inutil alors il se contentait de marcher. Derrière lui, Armaggedon et Apocalypse, tous deux parés de leurs colliers noirs et cloutés, dissuadaient les gêneurs de s'approcher un peut trop. Ils suivaient leur alpha. Trempé, le trio infernal se dirigea rapidement vers le seul endroit sec qui venait à l'esprit du Kuroi borgne : les préauts de Shizuka. Ils arrivèrent rapidement à la grille d'entrée, même s'ils avaient trainé la pate. Reita s'approcha de l'immence grille métallique à deux batants, s'empara de deux barreaux, poussa et... NOOON !! C'était fermé !! Bien sûr, on était dimanche !! Fuck off !! Bon, il devait analyser la situation. Il pouvait escalader la grille, mais pas les deux chiens. Et hors de question qu'il les abandonne sous la flotte. S'il n'avait pas de sous d'esprit d'équipe, il avait gréffé à l'instinc l'esprit de meute. Solution : aucune. Il resta donc là, accroché à la grille, se laissant glisser sur le sol détrempé. Il était sortit à l'arache et n'avait pas pris le temps de se couvrir. Son pauvre T-shirt sans manche et son jean n'étaient pas d'une efficacité indiscutable pour arréter le froid. Il devait avoir les lèvres violettes, maintenant... Les deux crocottes se serrèrent contre lui, la tête lassivement posée sur chacune de ses cuisses. Il ne mourrait pas de froid, mais... Il ne fallait pas qu'il s'endorme. Qui savait ce qu'il adviendrait de lui autrement ? Il lutta donc contre sonsoudain sommeil durant plusieurs longues minutes, jusqu'a ce que celui-ci ai raison de ses dernières volontés. Assis avec lassitude, deux enormes clebs collés contre lui et tout aussi avachis, La peau blanche et les lèvres violettes, il avait certainement l'air d'un cadavre.

__ "..." _____________________________________

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Hibari, Mizuiro

Hibari

"Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] _
MessageSujet: Re: "Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] "Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] Icon_minitimeMar 13 Juil - 0:37

  • Hibari était avachis sur son lit. Ses parents ne tarderaient pas à rentrer et à vouloir l’exploiter pour divers chose dont il n’en avait strictement rien à foutre… Le jeune homme poussa un long soupir et ferma ses paupières sur son regard d’acier. Petit à petit, il reconnu un bruit qu’il aimait, le flic flac de la pluie résonnait, lentement, avec une harmonie que seul Hibari remarquait peut-être. Le jeune homme se leva, lentement et posa ses deux prunelles anthracite sur la fenêtre, dehors, la pluie croissait. Hibari attrapa son téléphone portable qui trainait sur sa table de nuit puis sortit sans prendre la peine d’enfiler quelque chose de plus chaud que ce qu’il portait : un jean usé déchiré au genou droit, une chemise noire parsemée de motif « giclée d’hémoglobine » donc les manches étaient retroussée jusqu’aux coudes, une veste noire posé sur ses épaules et des converses rouges sanguine. Alors, certes il avait une veste, mais elle était assez fine… Débilité, quand tu nous tiens…

    C’est donc ainsi qu’il passa le pas de sa porte et finit sous la pluie. L’odeur de l’asphalte mouillé emplie ses poumons et le jeune homme resta un moment là, le visage face au ciel, recevant des gouttes de pluies sur le visage. Une fois un instant passé ici, le jeune Akasen se mit en tête de marcher au hasard des rues sous cette pluie battante et bénéfique. En très peu de temps, il fut trempé, sa chemise lui collait à la peau et son jean en serait tombé si il n’avait pas toujours une ceinture. Ses chaussures frappaient l’eau à chaque foulée ample et fluide qui le menait inconsciemment vers son lycée qu’il n’appréciait pourtant pas plus que cela. Il y avait bien d’autre endroit où il aimait bien plus aller… Mais bon, le hasard fait parfois bien les choses, ou pas.

    Il parvint donc rapidement aux abords de son internat et se plaisait à flâner sous la pluie un dimanche quand il aperçut plus loin une touffe blonde. Des cheveux a priori. Il se rapprocha par curiosité et aperçut plus facilement un corps ainsi que deux chiens avachis sur ce dit corps qui n’était personne d’autre que Reita Kurokami… Hibari fronça les sourcils et sortit les mains de ses poches. Il avait du mal à voire avec le rideau de flotte qui dégoulinait de ses cheveux noirs corbeau totalement trempés.

    Le gosse de riche lui aurait apparut comme mort si sa cage thoracique ne se levait pas régulièrement. Il était encore plus pâle qu’a l’habitude et ses lèvres étaient violacée, il devait être frigorifié… à ça, quand on est pas habitué au froid ! Akasen soupira, se demandant tout de même ce que ce type pouvait bien foutre ici et maudissant ce fichu hasard pour les faire se croiser aussi souvent… Depuis cette soirée, merci Hisoka, il ne pouvait plus faire une seule sortie sans l’apercevoir ou avoir l’impression de le voir. Sensation fort désagréable d’ailleurs… Il ne pouvait décemment pas le laisser là ! Il pouvait arriver n’importe quoi dans cette ville et surtout, il pourrait bien entrer en hypothermie et être sur le point de crever que les passants le laisserait ici. Et puis il fallait dire qu’accompagner de ces deux clébards, ça engageait pas l’appel au secours tout ça…

    Sans faire attention aux chiens, il ôta sa veste puis s’avança vers Kurokami, seulement, ces deux abrutis de clébard montrèrent les crocs. Hibari se contenta de rester debout sans les défier du regard, son air renfrogné toujours accrocher au visage. Décidément, il en faisait des BA en ce moment… il en avait déjà fait pour les quatre années à venir et voilà qu’il allait aider un gosse de riche qui avait été pour le moins désagréable lors de la seule soirée qu’ils avaient passé « ensemble ».
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Reita, Kuroi

Reita

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MessageSujet: Re: "Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] "Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] Icon_minitimeMar 13 Juil - 11:42

    Reita sortit doucement d'une espèce de léthargie. Il avait l"esprit à fleur de conscience, comme s'il ne parvenait ni à sombrer ni à s'éveiller totalement. Il se demandait ce qui l'avait amené là quand il ressenti un genre d'alerte pressante. C'était suffisamment désagréable pour attirer son attention. Et quand les grognements sourds caractéristiques des crocottes retenti, Reita ouvrit son œil turquoise. La réalité vint le percer crûment. D'abord, le froid. Il avait l'impression que l'air glacial s'immisçait dans ses os et qu'il gelait de l'intérieur, et il sentait sa peau tressauter, comme un portable sur vibreur. Et puis, la pluie... Transperçante. Il avait l'impression d'être sous des millions de lames de rasoir imbibées d'acide - et non de l'eau - qui pleuvaient sur lui. Il lui semblait être assis dans une flaque d'eau, et un rapide coup d'œil lui indiqua que c'était effectivement le cas. De chaque côté de lui, Apocalypse et Armaggedon s'appuyaient sur leur pattes avant, trop flemmards - et oui, eux aussi - pour lever leur fesses. Mais ça ne les empêchaient pas de montrer les crocs et de japper d'une manière très peu engageante.

    Cela amena Reita a se demander pourquoi ils réagissaient ainsi. Essayant d'ajuster sa vue, il suivit le regard de ses chiens pour finalement entre-apercevoir une silhouette. Durant encore quelques seconde, il vit flou, faute d'avoir deux yeux pour aire un focus rapidement, comme tout le monde. Il avait l'impression d'avoir d'énormes cernes aussi violettes que ses lèvres. Il finit par voir clairement un homme. Ou plutôt, un ado plutôt grand. Il huma l'air. Malgré la distance, il reconnut immédiatement l'odeur : Mizuiro. Un grand dadet comme celui-ci, il n'en avait vu énorme. Ce mec là, c'était Akasen Hibari. Reita avait cherché à l'éviter au maximum. Pour ça, il avait demandé à une informatrice proche de lui de lui faire un rapport détaillé. Ce looser avait redoublé sa première parce qu'il avait deux zéros dans sa moyenne : en éco et en philo. Avec ça, il devait au moins sécher tous les contrôles... Bref, actuellement en Première A, ils avaient probablement été dans la même classe l'an précédant, sans jamais que l'un remarque l'autre. Pendant les deux dernières semaines, depuis la partie de poker - merci à ses impulsions - Reita évitait tous les premières, tous les internes, tous les Mizuiro's. Bref, il n'avait pas fréquenté beaucoup de monde. En fait, vu qu'Ikuto restait cloitré dans sa chambre, Reita n'avait vu que des terminales Kuroi's externes. Autant dire que franchement, il s'était fait chier.

    Bon. Il observa plus attentivement Akasen. Il était a peu près aussi trempé et dégoulinant de flotte que lui. mais surtout, il tenait une veste ( au lieu de la porter sur son dos ) et restait immobile, face à lui, comme un idiot, sous la pluie. En même temps, les chiens ne devaient pas lui donner envie de s'approcher... Alors pourquoi il restait là ? Pourquoi il ne passait pas son chemin comme toute personne normal l'aurait fait , un Mizuiro face à un Kuroi en particulier ? Avec des gestes d'une lourdeur qui trahissait son mal-être, Reita posa les mains sur les nuques des crocottes


    - Hey... Taisez-vous, tous les deux

    L'effet fut heureusement immédiat. Apocalypse se recoucha dans sa précédente position, rapidement imité par Armaggedon Reita essaya autant qu'il put de paraître en forme. A priori, ce n'était absolument pas convaincant, mais ce n'était pas ça qui importait. Prenant l'expression la moins confortante, il fixa Akasen et essaya vainement de se redresser.

    - Tu veux quoi ?

    Une minute. Que faisait-il ici, sous la flotte, dans le froid, a peine couvert ? Évidement, on pouvait se poser la même question pour Reita. Surtout pour lui, en fait, le gosse de gosse de riche. Mais merde, il était capable de vivre à la sauvage, seul dans la rue pendant plusieurs jours. Juste qu'on ne l'aurait pas deviner en voyant ses manières de petit chien de salon trop gâté. Enfin bref, aucun d'eux n'avait quoique ce soit à foutre là. Cependant, Reita doutait qu'Akasen se soit fait virer de chez lui comme lui-même, ni qu'il se soit arrêté devant lui par charité chrétienne. Donc finalement, il en revenait à la question de départ : qu'est-ce qu'il foutait là ?!


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Hibari, Mizuiro

Hibari

"Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] _
MessageSujet: Re: "Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] "Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] Icon_minitimeMar 13 Juil - 12:47

  • Doucement, Reita se sortit de sa léthargie, il semblait vraiment mal… En même temps, assis par terre sans bouger sous une pluie battante et un vent glacé, c’était pas l’idéal… Hibari avait l’habitude, même si il était gelé, son corps le supportait assez aisément. Hibari réfléchit deux secondes, qu’est ce qu’il allait faire de lui ? C’était bien beau d’être serviable, mais c’était un Kuroi, affublé d’un caractère de cochon et voyant de surcroit. Voyant qui apparemment s’était vu ressentir quelques sentiments dérangeant vu d’ici dans un futur proche vis-à-vis de notre oiseau trempé. Les deux chiens tentait de l’éloigner, il n’approchait plus mais ne partait pas pour autant. Kurokami stoppa ses deux chiens d’une parole puis reconnu Hibari. Ça faisait deux semaines qu’il ne s’était pas adressé la parole, ce qui amusait plutôt Hibari de voir que ce cher Kuroi l’évitait, c’était une évidence. Seulement, quand on fait une tête et demi que la plupart des gens au lycée, on vous repère facilement, mais Hibari avait une vue assez panoramique des têtes se promenant dans l’établissement, or, une tête blonde qui vous fuit comme la peste est aisément repérable.

    Le jeune Mizuiro se sentit alors observé, Reita devait le détailler… C’est vrai que trempé sous la pluie, il ne devait pas avoir l’air beaucoup plus intelligent que lui, sauf que là, assis par terre en compagnie de deux chiens, on avait le parfais tableau du SDF, si l’on mettait de côté la classe sociale de l’énergumène. Hibari soupira et le Kuroi lui demanda ce qu’il foutait là. A vrai dire, il ne le savait pas vraiment non plus puisqu’il avait débarqué ici par hasard en marchant sous la pluie. Il s’avança vers le blondinet et posa sa veste sur ses épaules après l’avoir essoré un minimum.

    Le gosse de riche eut pour toute réponse à sa question un haussement d’épaules. Il ne le savait pas vraiment… Il se disait juste qu’il ne pouvait pas le laisser crever de froid ici. Reita semblait mal à l’aise, plutôt logique quand on savait ce qui finirait par arriver, irrémédiablement… ce dernier semblait méfiant également, il se posait beaucoup de question qu’Hibari ne se serait jamais posé lui-même…

    Le jeune homme se plia littéralement pour être à hauteur du Kuroi, plantant ses yeux dans la perle océane de son « allié provisoire ». Hibari fronça les sourcils et avança sa main sur le front de son vis-à-vis. Soit sa main était bouillante, peu probable, soit il était glacé, probabilité : quatre vingt dix neuf virgule neuf pour cent !

    Hibari se recula et se redressa en soupirant, il tendit une main au jeune homme assis part terre, lui intimant de se lever. Il ne pouvait pas le laisser là, même si il ne s’appréciait pas beaucoup, Hibari n’était pas du genre à laisser quelqu’un qu’il ne détestait pas mourir de froid. Trop gentil n’est ce pas ? Comme pour motiver l’autre, ou pas, Hibari prit la parole, une voix ferme, mais pas agressive, comme à l’habitude quand il n’était pas ivre :


    - Viens.

    Il fixait toujours Reita dans l’œil. Il n’avait pas le choix de toute façon, il ne pouvait pas rester sous cette flotte encore longtemps, si il ne tombait pas malade déjà là, c’était un pur miracle !
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Reita, Kuroi

Reita

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MessageSujet: Re: "Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] "Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] Icon_minitimeMar 13 Juil - 18:16

    Akasen s'avança vers lui et, après l'avoir essorée, déposa sa veste sur les épaules du blondinet. Reita ne releva pas, ou plutôt, il laissa courir. Mais que ce poireaut ne s'imagine pas qu'il se laisserait faire ad vitam æternam ! Akasen posa sa main sur le front. Reita voulu la virer du revers de la sienne, mais les forces lui manquaient. Aussi il se contenta d'un grognement que les deux chiens reprirent en choeur. Quand les sons s'étouffèrent dans la gorge de leur maître, ils firent silence. La main d'Akasen était bouillante. Ou alors, plus probable, c'était lui qui était gelé. Mais ce n'était pas une raison pour que cette asperge se permette un tel geste ! Rien que le fait de devoir être dans le même établissement que lui était déjà assez dur à gérer comme ça ! C'était pas lui qui se torturait l'esprit avec les réminicenses d'une vision des plus déséspérentes ! Akasen se releva et soupira. Tant mieux. Mais il lui tendit la main... Il se foutait de lui, ou quoi ? Il était con, il n'avait pas remarqué que Reita le fuyait comme la peste ?! Le blondinet détourna la tête. Le regard pierre d'Akasen le frustrait.

    -Viens.

    Reita écarquilla l'oeil. L'ordre en lui-même était des plus surprenants, mais ce n'était pas ça qui expliquait la réaction de Reita. Lentement, touours très surpris, il attrapa la main que lui tendait Akasen sans faire d'histoire et se releva difficilement, imité par ses seconds. Une fois qu'il fut certain de ne pas s'écrouler comme une merde, il la lâcha. C'était extrêmement perturbant : il n'avait pas put refuser d'obéir. Il pinça les lèvres et détourna encore une fois le regard. Celui-ci se posa sur les chiens-loups. Ils se tenaient simplement debout aurtout de ses jambes, comme d'habitude. Apocalypse laissait sa tête basculer doucement d'arrière en avant, alors qu'Armaggedon regardait Reita. Ils avaient tous les deux les oreilles collées contre la nuque. Et oui, même des molosses comme eux avaient leurs petites habitudes. Tout comme leur maître, ils pouvaient survivre dans des conditions ignobles, mais franchement, un coussin devant le feu de cheminé, c'était vâchement mieux !

    Reita avait pleinement conscience de son équilibre, mais il chancelait encore un peu. Tout son corps était engourdis par le froid, et même s'il se méfiait d'Akasen comme d'un fléaut, il n'arrivait physiquement pas à rester sur ses gardes. Son epsrit pourrait voir et analyser comme d'habitude, mais son corps ne pourrait pas suivre. Yeah, vivent les orages dominicaux ! Comme il ne bougeait plus depuis un moment, Reita fut entièrement secoué par un frisson. Il leva lentement le nez vers Hibari... euh, Akasen, et le toisa d'un regard fermé. Il y avait pas mal de personnes qui ne pouvaient pas soutenir le regard de turquoise borgne. Même parmis les Clans. En fait, jusqu'ici, rares étaient ceux avec qui Reita avait disputé un duel oculaire. Il y avait sa mère, Yoko-san, les leaders, Ikuto, et maintenant Akasen. Il se doutait que si ce dernier rompait le lien de leur deux regards, ce serait par ennui ou lassitude ( ou quelque chose d'assez proche ), et même si ça l'agaçait de le savoir, il refusait catégoriquement de perdre.

    Ses lèvres encore violacées se pincèrent à nouveau. Il n'aimait pas du tout l'autorité qu'Akasen avait réussit à obtenir sur lui, même si ça n'avait duré que quelques secondes. Il n'aimait pas perdre face à quelqu'un qui, selon son échelle hiérarchique personnelle, ne lui était pas superieur. Et c'était le cas d'Akasen. Pour l'instant, il était juste en dessous de ce qu'il considérait comme égal à lui. Pour l'instant. De toutes façons, difficile de considérer autrement un Mizuiro aussi important. D'ailleurs, il était en gros son homologue. Bref. C'était bien beau de se fixer dans le blanc des yeux, mais la pluie batait toujours comme des aiguilles brûlantes sur la peau blanche d'un Reita qui se sentait de moins en moins bien. Bien sûr, il le cachait du mieux qu'il pouvait, mais son but ultime à ce moment précis était de faire détourner les yeux à Akasen. Ainsi, il aurait l'impression d'être quitte avec lui. Il autrement, il garderait en travers de la gorge cette histoire d'ordre - qui n'en était pas réellemnt un à la base, mais qu'il avait dut traité comme tel pour en arriver là.


    - T'as rien d'autre à foutre ?

    Reita, malgré son agréssivité, avait une toute petite voix, ce n'était pas très crédible. Mais c'était vrai, quoi ! Il avait vraiment rien d'autre à faire que de se ballader sous l'orage un dimanche ? Reita, lui, avait beaucoup mieux. Hélas, madame sa mère... Pfff, toute cette situation pour quelques jardinières géantes en pierres... C'était vrai que ça foutait un sacré bordel, mais comment deviner que l'auteur était Reita ? Ok, rien dit...

    Mais finalement, ça n'expliquait toujours pas la présence et surtout la serviabilité du Mizuiro. C'était même louche.

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Hibari, Mizuiro

Hibari

"Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] _
MessageSujet: Re: "Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] "Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] Icon_minitimeMar 13 Juil - 19:56

  • Reita n’avait pas beaucoup d’énergie en réserve, Hibari allait jusqu'à penser et était même certain, qu’il était à bout de force. Lui ainsi que ses deux chiens grognèrent pour exprimer le mécontentement de leur maître. Le silence revint et visiblement, ses faits et gestes avaient fortement agacé Reita. Il était apparemment difficile pour lui de gérer la présence d’Akasen, ce qui fit légèrement sourire Hibari, ce sourire disparut rapidement cependant. Kurokami semblait sans cesse se torturer avec cette vision à la con… Hibari n’en voyait pas l’intérêt, après tout, advienne que pourra ! Ce gars vit au jour le jour, il ne s’est jamais prit la tête pour ce genre de détail et ne s’emmerdera probablement jamais.

    Hibari sourit à nouveau, ça l’amusait de voir que Reita était frustré par son simple regard. Cependant, quelque chose dans l’ordre d’Hibari avait surpris Reita, ce n’était pas vraiment l’ordre en lui-même, c’était autre chose. Le sourire du Mizuiro s’étira par la droite lorsqu’il comprit ce que Reita ressentait : il ne pouvait pas refuser d’obéir. Reita pinça les lèvres et fuit le regard du plus grand, ce qui fit sourire une fois de plus notre jeune oiseau.

    Reita semblait chancelant, mais il avait suffisamment d’équilibre pour se tenir debout et sans doute pour marcher, bien, c’était bien mieux comme ça de toute façon. Il était clair que Kurokami se méfiait d’Hibari, mais que pouvait-il faire de plus de toute façon ? Ce gars devait détester les orages, c’était assez amusant, il avait l’impression d’être le parfais contraire de ce cher albinos. Un frisson prit le jeune homme et Hibari balaya la zone du regard, il n’y avait pas un chat… logique, par ce temps !

    Une sorte de duel oculaire s’instaura entre eux lorsque Reita leva doucement le nez vers lui, un regard fermé à l’appui. Seulement, Hibari ne se gêna pas pour soutenir ce regard, il sondait la pupille du jeune homme, il avait un foutu caractère, mais les traits de son visage était assez plaisant, à vrai dire. Un autre sourire étira doucement ses lèvres tandis que ses yeux anthracite étaient toujours solidement plantés dans l’œil de son homologue. Le Kuroi semblait agacé et avait un esprit plutôt compétitif, seulement, juste pour taquiner un peu Reita, Hibari resta là, à le fixer assez… intensément… Voir qu’un simple regard venant de sa personne pouvait autant faire réagir quelqu’un l'étonnait autant que cela le faisait sourire intérieurement.

    Le blondinet pinça à nouveau les lèvres, Hibari avait instauré une certaine autorité sur le Kuroi, ce qui avait l’air de l’agacer assez, fortement ? Reita prit la parole, d’une voix agressive mais pourtant assez faible en intensité. Il semblait trouver bizarre que quelqu’un se balade ainsi un dimanche par un temps pareil. En y réfléchissant bien, il est vrai que ça pouvait paraitre spécial… Et Reita, visiblement, c’était fait virer dehors… Le pauvre… Pour toute réponse, Hibari haussa à nouveau les épaules. Et prit de nouveau la parole, de cette même voix ferme et douce à la fois :


    - On s’en fou. Il faut te sécher, tu vas finir malade. Viens.

    Reita trouvait Hibari louche, mais il n’en avait rien à faire il sentait qu’il devait l’aider… c’était tout. Donc, il suivait son instinct et agissait en fonction. Il devait d’abord rentrer se mettre à l’abris, avec un peu de chance, ses parents ne seraient pas là, sa mère risquerait de poser des questions inutiles et assez pesante, il n’en avait pas besoin, surtout en ce moment.
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Reita, Kuroi

Reita

Humeur : Rrrrrrrrrh !

"Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] _
MessageSujet: Re: "Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] "Et moi qui croyait que ça pouvait pas être pire..." [ Hibari ] Icon_minitimeLun 19 Juil - 14:01

    - On s’en fou. Il faut te sécher, tu vas finir malade. Viens.

    Ca, à lui d'en décider, non ? Pourtant, Encore une fois Reita ne trouva ni la force ni le courage d'aller contre cet ordre qui n'en était pas un. Il était un peu comme un chien qui voulait franchir une barrière mais dont le maître l'en empêchait du simple fait de sa voix autoritaire... Le lien entre lui et ses crocottes n'était pas le même : c'était plus hiérarchique. Il n'était pas leur maître mais leur chef de meute. Il ne les soumétait pas mais les dirigeait. En échange, ils lui rendaient le respect et l'obéissance dû à son "rang". Avec Akasen, ce n'était absolument pas la même chose. Il avait extrêmement désagréable impression d'être soumis par la force, d'y être obligé, de ne pas avoir le choix. Pire : de ne pas avoir voix au chapitre. Et Akasen qui n'en démordait pas de leur duel muet...

    - Fuck over

    Il détestait l'idée même de perdre encore face à ce type. Rien que pour ça il aurait voulu l'écharper vivant et le donner à manger à des pigeons. Quitte à le tuer, autant l'humilier un bon coup au passage, nan ? Ben oui, ça avait pas de gout, sinon. Bref. Sans le lâcher de l'oeil, Il entreprit de faire un pas, puis... Houla ! Humm... Mieux valait ne pas aller trop vite. Il devait s'être fait (en plus de tout le reste, il cumulait, le pauvre) un chaud-froid, ce qui lui labourait le crâne aussi bien qu'une moissonneuse-batteuse. Le monde tourna autour de lui et quand il se rendit compte que son corps partait inopinément vers l'avant, il se rattrapa à la première chose que sa main trouva : Akasen. Bordel de Dieux, . Il ne pourrait pas se déplacer de lui-même, et bien que très gentils, ses chiens n'étaient pas assez intelligents pour ne serait-ce que le trainer quelque part. Sous lui, Armaggedon jappa son soutient, comme s'il disait "Allez, Reita, courage, Reita !". Hummm... ça lui faisait l'impression d'une pompom girl... Oui, il fallait qu'il arrête les somnifères.

    Oh merde ! Il avait lâché Akasen de l'œil ! Même si ce n'était pas voulu, il avait détourné le regard. Il avait perdu... Il évita de grogner histoire de ne pas faire résonner sa chorale, mais le cœur y était. Lentement, il sentit son corps glisser contre celui du Mizuiro. Il perdait pied avec la réalité. Ça le faisait chier de l'admettre, mais il représentait une meilleur source de chaleur que les crocottes et - mais ça le faisait VRAIMENT chier de l'admettre - se retrouver à moitié affalé sur lui - il ne penserait pas "dans ses bras" !! - n'était pas désagréable. Il se senti partir.

    Il ouvrit l'œil dans un sursaut. Les chiens, ou étaient les chiens ? Il ne sentait plus leur odeur, pourtant forte avec la pluie. Il regarda autour de lui d'une vue encore trouble (ah, ce focus de merde)... Il était en intérieur ?! Adossé sur quelque chose de chaud... Renversant lentement la tête en arrière pour aviser de ce que c'était, il s'aperçut qu'il venait de la poser sur l'épaule d'Akasen... Qu'est-ce que ce connard faisait derrière lui ?! Ou plutôt... Qu'est-ce que lui faisait assis contre l'autre asperge... qui lui séchait les cheveux ?! Avec un serviette verte, en plus. Le voyant essaya de se dégager, mais il se sentait trop fiévreux pour bouger et cessa rapidement de remuer, mais grogna allègrement


    - C'est quoi, ce délire ?!

    Il se voulait agressif mais avait l'air plutôt vulnérable, comme ça, presque allongé sur un mec qu'il voulait à tous prix éviter, la tête sur son épaule, las et mou, sur le point de se rendormir

__ "..." _____________________________________

« Monsieur Kurôkami, vous êtes hippopotomonstrosesquipedaliophobe »
« Quoi ?! NOOOOOON !! »


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